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PeoplePC ne répond plus

, par Fanch

Le site web français de la société spécialisée dans les programmes d’achat de PC et la fourniture d’accès Internet à bas prix est fermé. Des milliers d’abonnés ne peuvent plus accéder à Internet depuis deux jours.

« Le service d’accès à Internet sera rétabli d’ici à la fin de la semaine ; le temps de réparer nos serveurs situés aux Etats-Unis », indique-t-on à la hotline de PeoplePC.

La société, dont le site Web français est désormais fermé et le nom de domaine (peoplepc.fr) disponible sur Internet, vit des temps difficiles. A défaut de contact téléphonique, l’utilisateur inquiet de l’avenir de PeoplePC devra se contenter d’une adresse postale en Angleterre. L’ex-partenaire de Vivendi Universal dans l’opération Vivendi NetGeneration n’est plus aujourd’hui que l’ombre de lui-même.

Aux Etats-Unis, après avoir perdu 8,8 millions de dollars, pour un chiffre d’affaires de 48 millions au premier trimestre 2002, l’entreprise a été rachetée en août dernier par le FAI Earthlink, pour 10 millions de dollars. Un prix inférieur à sa capitalisation boursière, encore disponible au Nasdaq.

Les désillusions de PeoplePC

L’aventure avait pourtant bien commencé. En Europe notamment, où Vivendi et Soft Bank avaient consenti à investir 50 millions de dollars en France, en Allemagne et au Royaume-Uni, par l’intermédiaire de leur incubateur AtViso, pour accompagner le développement de PeoplePC.

Outre-atlantique, la start-up avait, depuis sa fondation en octobre 1999, progressivement signé des contrats à haute teneur symbolique, avec des sociétés comme Ford ou Delta Airlines. A chaque fois, l’idée était de fournir aux salariés des entreprises clientes un équipement informatique en leasing et à très bas prix.

Pour faciliter ce type d’opération, le gouvernement Jospin avait même fait voter, dans la loi de Finances 2001, une mesure fiscale incitative , mais limitée dans le temps. Ce texte, vite baptisé « Amendement Messier », du nom du PDG de Vivendi Universal, était censé ouvrir la voie à un marché prometteur. Rien que pour Vivendi, l’opération concernait 110 000 salariés dans l’Hexagone. D’autres sociétés comme EDF-GDF, ou La Poste, furent également tentées par le concept.

Mais le soufflé est vite retombé : sous prétexte de gagner en notoriété et en parts de marché, les constructeurs informatiques étaient souvent obligés de consentir des tarifs particulièrement serrés.

Aujourd’hui, devant la qualité technique offerte, les derniers abonnés au service d’accès à Internet de PeoplePC (souvent des néophytes de l’informatique, liés à l’opération Vivendi NetGeneration) pourraient bientôt être amenés à changer de FAI.

[source - 01net.com]