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Premiers signes de déblocage à la SNCF et à la RATP

, par Fanch

A l’issue de la première réunion tripartite, la présidente de la SNCF a estimé que "les discussions devraient permettre d’accélérer la dynamique de reprise du trafic".

Anne-Marie Idrac indique qu’elle avait pris des "engagements immédiats" qui seront précisés lors des tables rondes ultérieures.

De son côté, Didier Le Reste, leader des cheminots CGT, souligne qu "il y a des premiers points de marqués ce soir, il s’agit d’apprécier, il y a un nouveau cycle de négociations qui s’annoncent".

Il ajoute : "je ne donne pas de consignes sur les modalités du mouvement de grève.

Je considère qu’il y a eu un certain nombre d’avancées, d’annonces (...).

Je demande aux cheminots de prendre connaissance de l’ensemble des éléments, de se réunir demain matin dans des assemblées générales".

La SNCF annonçait en milieu de journée que le taux de grévistes descendait à 22,8% contre 27% mardi et parlait même d’une "reprise significative du travail" : "près de quatre cheminots sur cinq sont à leur poste de travail", souligne la direction.

Une cinquantaine d’assemblées générales de cheminots auraient décidé mercredi de suspendre la grève, selon la direction de l’entreprise.

Au Havre et à Dieppe, les cheminots ont voté la reprise du travail.

Toutefois, les prévisions SNCF et RATP pour jeudi 22 novembre restent équivalentes à celles d’aujourd’hui mercredi.


Le trafic SNCF se révélait mercredi matin globalement "conforme aux prévisions", malgré une "action coordonnée de sabotage" (voir ci-contre) qui a entraîné des retards de une à trois heures sur les lignes TGV, avait auparavant indiqué la direction.

Même son de cloche à la RATP avec selon la direction 16,4% de grévistes à la mi-journée contre 18,4% la veille.

Ce midi, à l’issue de la première séance de négociation à la RATP qui a duré plus de quatre heures, la CGT a déclaré qu’elle laisserait le personnel "apprécier" la situation.

Selon elle, les discussions ont permis d’apporter "trois réponses" : "le calendrier aborde l’ensemble des questions et il n’y a pas d’interdit", "le gouvernement est d’accord pour ne pas se borner au délai de négociation d’un mois sur les questions de pénibilité", et "dès lundi, le PDG de la RATP pourra faire des propositions sur l’intégration des primes dans le calcul de pensions".

Le syndicat FO (Force Ouvrière) a annoncé qu’il maintenait ses préavis de grève.

Du côté de l’UNSA (autonomes), "c’était une réunion correcte : ni positive, ni négative.

En face, il y a une volonté de sortir du conflit et de l’autre côté, des syndicats prêts à jouer le jouer.Un gouvernement qui jouerait la montre et ne tiendrait pas ses engagements prendrait le risque d’un nouveau conflit d’ici un mois".

Pour la CFDT, "il était évident qu’aujourd’hui on ne pouvait pas obtenir de grosses avancées : c’était une entrée en matière"."Les représentant de l’État ont répété les trois points non négociables : l’allongement à 40 ans de la durée de cotisation, la décote et l’indexation des pensions sur les prix".

A la SNCF, la première réunion tripartite de négociations associant l’État, la direction de la SNCF et tous les syndicats sur les mesures d’accompagnement de la réforme des régimes spéciaux de retraite a débuté à 15h00.

A cet égard, un mouvement de reprise a pu être observé dans les assemblées de cheminots tenus mercredi après-midi.

Fanch