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Bras de fer entre le gouvernement et les syndicats

, par Fanch

Une épreuve de force s’annonce sur le front social entre gouvernement et syndicats qui ouvrent les hostilités mardi soir à la SNCF contre la réforme des régimes spéciaux de retraite, cible d’une série de grèves appelées à essaimer en ce novembre sous haute tension.

L’exécutif affiche sa fermeté face au premier test d’ampleur pour Nicolas Sarkozy depuis son accession à L’Élysée.

Le chef de l’État s’est dit lundi "très calme" et "très déterminé" tout en soulignant que "la porte du dialogue reste ouverte".

"Ces réformes, nous les ferons parce qu’elles doivent être faites", a-t-il dit à Berlin à l’issue du conseil des ministres franco-allemand.

"Quand on fait son devoir, on n’a pas peur", prévenait le Premier ministre, François Fillon, dans Le Journal du Dimanche.

A l’opposition de gauche et à la CGT, notamment, qui accusent L’Élysée et Matignon de rechercher "la tension maximum", Xavier Bertrand affirme que "le gouvernement ne souhaite ni la grève ni l’enlisement".

Dans un entretien au Parisien, le ministre du Travail souligne que le projet de réforme soumis aux syndicats est "raisonnable" et que "le statu quo n’est pas imaginable".

Le secrétaire général de la CGT, majoritaire chez les cheminots, a rejeté lundi les "fables" gouvernementales sur les régimes spéciaux.

Je vous en prends une parmi d’autres : il suffirait de faire disparaître les régimes spéciaux de retraite pour avoir les moyens d’augmenter les petites pensions du régime général.

Après le coup de semonce du 18 octobre, la grève des cheminots, à laquelle ne s’associe pas cette fois-ci la Fédération générale autonome des agents de conduite (FGAAC, 30% des conducteurs), devrait entrainer de fortes perturbations à la SNCF.

Reconductible par période de 24h00, elle débute mardi à 20h00.


La SNCF s’engage à "un dispositif renforcé" d’information aux clients.

Le mouvement s’étendra mercredi à EDF-GDF et à la RATP, qui annonce un trafic "très fortement perturbé" avec une rame sur dix en moyenne sur les lignes de métro, un trafic "quasi nul" sur la ligne A du RER et "aucun trafic" sur la ligne B.

Le gouvernement craint que les syndicats ne cherchent une jonction du mouvement avec la grève dans la fonction publique le 20 novembre.

Une épreuve de force s’annonce sur le front social entre gouvernement et syndicats qui ouvrent les hostilités mardi soir à la SNCF contre la réforme des régimes spéciaux de retraite, cible d’une série de grèves appelées à essaimer en ce novembre sous haute tension.

L’exécutif affiche sa fermeté face au premier test d’ampleur pour Nicolas Sarkozy depuis son accession à L’Élysée.

Le chef de l’État s’est dit lundi "très calme" et "très déterminé" tout en soulignant que "la porte du dialogue reste ouverte".

"Ces réformes, nous les ferons parce qu’elles doivent être faites", a-t-il dit à Berlin à l’issue du conseil des ministres franco-allemand.

"Quand on fait son devoir, on n’a pas peur", prévenait le Premier ministre, François Fillon, dans Le Journal du Dimanche.

A l’opposition de gauche et à la CGT, notamment, qui accusent L’Élysée et Matignon de rechercher "la tension maximum", Xavier Bertrand affirme que "le gouvernement ne souhaite ni la grève ni l’enlisement".

Dans un entretien au Parisien, le ministre du Travail souligne que le projet de réforme soumis aux syndicats est "raisonnable" et que "le statu quo n’est pas imaginable".

Le secrétaire général de la CGT, majoritaire chez les cheminots, a rejeté lundi les "fables" gouvernementales sur les régimes spéciaux.

Je vous en prends une parmi d’autres : il suffirait de faire disparaître les régimes spéciaux de retraite pour avoir les moyens d’augmenter les petites pensions du régime général.

Après le coup de semonce du 18 octobre, la grève des cheminots, à laquelle ne s’associe pas cette fois-ci la Fédération générale autonome des agents de conduite (FGAAC, 30% des conducteurs), devrait entraîner de fortes perturbations à la SNCF.

Reconductible par période de 24h00, elle débute mardi à 20h00.

La SNCF s’engage à "un dispositif renforcé" d’information aux clients.

Le mouvement s’étendra mercredi à EDF-GDF et à la RATP, qui annonce un trafic "très fortement perturbé" avec une rame sur dix en moyenne sur les lignes de métro, un trafic "quasi nul" sur la ligne A du RER et "aucun trafic" sur la ligne B.

Le gouvernement craint que les syndicats ne cherchent une jonction du mouvement avec la grève dans la fonction publique le 20 novembre.

Fanch