Réservé dans un premier temps, le ministre de l’Immigration et de l’Identité nationale laisse maintenant entendre qu’il est favorable à une loi interdisant cette tenue qui serait portée par environ 2 000 femmes en France.
« Je reconnais que j’ai évolué », a-t-il admis dimanche au micro d’Europe 1, ajoutant qu’il ferait connaître ses positions dans quelques semaines lorsqu’il sera auditionné par la mission parlementaire qui planche depuis juillet sur le sujet.
Éric Besson a toutefois donné le ton dès dimanche, jugeant la burqa « insupportable », « contraire à l’identité nationale, aux principes de la République » notamment à « l’égalité homme-femme ».
Dimanche, le patron des députés UMP, Jean-François Copé, a rappelé aux militants d’Ile-de-France réunis pour le lancement de la campagne de la tête de liste aux régionales, Valérie Pécresse, l’attachement de la majorité à cette loi. « La burqa n’est pas une question seconde, a-t-il dit. Certains extrémistes veulent tout simplement tester la République. Ce n’est pas une question de religion mais une question de respect de la République et de respect tout court. C’est de notre devoir de l’interdire ». Mais Jean-François Copé admet aussi que le sujet réclame « du dialogue et de l’explication ».
Fanch
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