Partis avec l’idée de dégager un "consensus républicain" pour éradiquer une pratique unanimement rejetée, les membres de la mission parlementaire consacrée au port du voile intégral achèvent leurs travaux dans la plus totale confusion.
Dans la version du rapport présentée, jeudi 21 janvier au premier ministre, François Fillon, les rapporteurs de la mission reconnaissent que "tant en son sein que parmi les formations politiques représentées au Parlement, il n’existe pas d’unanimité pour l’adoption d’une loi d’interdiction générale et absolue".
Après six mois d’auditions, et alors que le rapport doit être officiellement remis mardi 26 au président de l’Assemblée nationale, et les membres de l’UMP continuent de s’empoigner sur le sujet et les socialistes ont décidé de se retirer des discussions.
Reprenant la position officielle de l’UMP, le rapport tel que remis hier à M. Fillon, préconise en revanche le vote d’une loi l’interdisant dans l’ensemble des services et des transports publics, ainsi qu’à la sortie des écoles "dans la mesure où la remise de l’enfant s’effectue à l’intérieur de l’école".
Ce dispositif "contraindrait les personnes à montrer leur visage à l’entrée du service public ou du moyen de transport public et à conserver le visage découvert tout au long de leur présence au sein du service public".
"La conséquence de la violation de cette règle ne serait pas de nature pénale mais consisterait en un refus de délivrance du service demandé", proposent les députés, qui s’emploient par ailleurs à donner des gages à la communauté musulmane.
"Nous avons effectué un travail sérieux", explique le député socialiste Jean Glavany, mais il a été pollué par le débat sur l’identité nationale et par les oukases de Jean-François Copé.
Fanch
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