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Les japonais vont pouvoir continuer à dévorer du thon rouge avec leurs sushis

mercredi 23 septembre 2009, par fanch

L’Union européenne a du mal à se mettre d’accord au sujet du thon rouge.

La Commission envisageait de faire interdire le commerce mondial de cette espèce en voie de disparition, notamment en Méditerranée.

« Tous les pays riverains de la Méditerranée se sont prononcés contre », regrette-t-elle.

Pour la survie de l’espèce, il est primordial que le thon rouge figure à l’annexe I de la CITES, la Convention qui régit le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées.

« D’un point de vue scientifique et technique, les critères pour mettre le thon rouge de l’Atlantique sur la liste semblent être remplis », reconnaît la Commission.

Si de nombreux pays européens sont clairement favorables à cette interdiction d’exportation, ils ne sont pas tous dans ce cas.

Du côté du WWF allemand, l’opinion est sans équivoque.

« L’interdiction du commerce international du thon rouge de l’Atlantique et de la Méditerranée est la seule voie possible, elle constitue notre dernière chance de sauver cette espèce surexploitée », résume Heike Vesper, responsable pêche au WWF d’Outre-Rhin.

L’Espagne, l’Italie et Malte, par exemple, montrent plus de réticences à signer le protocole européen.

Leurs relations commerciales avec le Japon primant clairement sur la survie du poisson.

Une position tranchée de l’Union européenne permettrait d’affronter l’Empire du soleil levant tel un colosse.

Rappelons tout de même que 80 à 90 % de la production européenne est destinée au marché japonais.

On comprend mieux les réticences de certains pays, trop frileux à l’idée de perdre un marché sanglant !

Si toutefois on s’acheminait vers une telle décision, la vente serait tout de même permise sur le territoire national. Les scientifiques alertent l’opinion et les décideurs, l’heure est grave, la surpêche n’est plus un concept mais bien une réalité. Pour preuve, en 2007, la production de thon rouge a atteint 50 000 tonnes quand le renouvellement des populations n’est soi-disant plus assuré dès 15 000 tonnes.

« C’est désormais à l’ICCAT (Commission internationale pour la conservation du thon de l’Atlantique) d’assumer sa pleine responsabilité pour assurer la reconstitution des stocks de thon rouge », a déclaré le commissaire européen à la Pêche, le Maltais Joe Borg.

Il faut attendre les prochaines évaluations scientifiques de l’état des stocks pour prendre une décision définitive.

Fanch

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