Dépendance des seniors : le pavé dans la mare sociale de la rentrée de septembre 2010 ?
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Lors de son entretien télévisé du 12 juillet, Nicolas Sarkozy a confirmé son intention, sitôt achevée la réforme des retraites, d’engager le dernier grand chantier de la législature : la prise en charge de la dépendance.
Le rapport de la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale, présenté par Valérie Rosso-Debord (UMP, Meurthe-et-Moselle), qui va être transmis dans les tout prochains jours au premier ministre préfigure le futur projet de loi.
Il entérine, de fait, le renoncement à la création d’une branche "cinquième risque" de la Sécurité sociale qui était un des engagements majeurs du candidat Sarkozy à l’élection présidentielle.
Le rapport insiste sur "le fait que le financement public est désormais incapable de procurer les futurs milliards de dépenses que coûtera dans un avenir proche la dépendance des personnes âgées".
La dépense publique actuelle au titre de la dépendance des personnes âgées représente près de 22 milliards d’euros par an, dont 13,4 milliards pris en charge par la Sécurité sociale, 4,9 milliards par les départements, 2,9 milliards par la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA).
S’y ajoutent les exonérations fiscales et sociales, pour 2,1 milliards d’euros.
La proposition phare du rapport consiste à rendre obligatoire, dès 50 ans, la souscription d’une assurance contre la perte d’autonomie auprès d’un établissement labellisé (mutuelle, société de prévoyance ou société d’assurance).
Le dispositif serait mutualisé : les différentes institutions participant à ce système d’assurance constitueraient un fonds de garantie alimenté par un pourcentage prélevé sur chaque cotisation.
Ce système d’assurance dépendance a vocation à se substituer progressivement au régime actuel de l’allocation personnalisée d’autonomie (APA), créée en 2001.
Selon les sociétés d’assurances, 15 % d’une génération atteignant l’âge de 65 ans deviendront dépendants et 60 % d’une génération atteignant 90 ans.
Sur cette base, elles proposent des contrats offrant une rente mensuelle moyenne de 1 000 euros par mois avec des cotisations mensuelles à 30 euros pour une personne souscrivant une assurance à partir de 60 ans et à 21 euros à partir de 40 ans.
Ils auraient le choix entre une allocation réduite de moitié mais n’autorisant pas un futur recours sur succession ou une allocation à taux plein pouvant être récupérée sur la succession future jusqu’à hauteur de 20 000 euros.
Le rapport propose de faire participer à la contribution solidarité autonomie (CSA) « la "journée de solidarité" » les catégories (artisans, professions libérales et indépendantes, agriculteurs, retraités) qui en sont exemptées.
Fanch
[Source Reuters][Source AFP][Source lemonde.fr][Source La Tribune][Source Les Echos][Source service-public.fr][Source Leparisien][Source macplus.net][Source planet-sansfil.com][Source geeek.org][Source branchez-vous.com][Source securiteoff.blogspot.com][Source spyworld-actu.com][Source ZDNet France][Source silicon.fr][Source PCINpact][Source maxiapple.com][Source generation-nt.com][Source numerama][Source Blogs Yahoo ! Music][Source LesInfos.com][Source Rue89][Source zataz.com][Source 03.ibm.com][Source culturebox.france3.fr][Source spyworld-actu.com][Source le.cos.free.fr][Source events.apple.com.edgesuite.net]
P.-S.
Houa, cela va faire très mal aux grosses fortunes qui organisent une bizarre faillite financière lorsqu’il s’agit de faire prendre en charge par l’état les leurs personnes âgées, comme plusieurs cas révélés sur France 3 Alsace.
Fanch


